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L’HONNÊTETÉ, LA TRANSPARENCE, LA RESPONSABILITÉ SOCIALE ET L’ALTRUISME

Fidèles à l’esprit des fondateurs, les membres des coopératives adhèrent à une éthique fondée sur l’honnêteté, la transparence, la responsabilité sociale et l’altruisme.

L’esprit des fondateurs… Ce n’est pas pour rien que cette phrase, qui conclut la section sur les valeurs de la coopération, dans la Déclaration sur l’identité coopérative internationale, fait d’abord référence à l’esprit des fondateurs. Il s’agit de se rappeler que si la coopération a rendu tant de services sur la planète depuis plus de 100 ans, c’est parce que des personnes, à l’origine, ont investi temps et énergie pour mettre sur pied des entreprises et des organismes qui, justement, se distinguaient des autres par une éthique fondée sur l’honnêteté, la transparence, la responsabilité sociale et l’altruisme. Il y a eu de ces pionniers dans tous les domaines de la coopération, et notamment en habitation. Au Québec, plusieurs fondateurs sont d’ailleurs toujours actifs dans le Mouvement. On peut même penser aux membres fondateurs de sa propre coopérative, qui ont le mérite d’avoir mis sur pied cette institution, souvent au prix d’efforts immenses, avec ténacité et obstination.

Mais pour se rappeler tous ces fondateurs, il faut d’abord savoir qu’ils ont existé et ce qu’ils ont fait. Autrement dit, il faut connaître l’histoire : celle de la coopération, celle du Mouvement coopératif en habitation et surtout celle de sa propre coopérative. Bien des membres de coopératives verraient d’un œil différent leur appartenance au Mouvement et à leur institution s’ils connaissaient certaines luttes épiques qui se sont livrées pour la création des coopératives.

Honnêteté, transparence, responsabilité sociale et altruisme sont bien sûr des qualités que devraient partager tous les humains. Mais encore davantage ceux qui font partie d’un organisme démocratique, géré collectivement, dont la santé dépend de l’intégrité et de la bonne volonté « sociale » des membres. Les coopératives qui ont du succès sont celles où prévaut une éthique fondée sur de telles qualités. Combien de temps durerait une coopérative dont les dirigeants et les membres seraient malhonnêtes, manqueraient de transparence, seraient socialement irresponsables et égoïstes?

L’honnêteté doit être pratiquée aussi bien entre la coopérative et ses membres, qu’entre les membres eux-mêmes et à l’égard des non-membres, notamment les autres locataires et les institutions avec lesquelles la coopérative fait affaire. Même chose pour la transparence : à l’interne et à l’externe. Les membres doivent avoir accès à toute l’information qui concerne leur coopérative, mais dans la mesure où elle est un organisme public, la coopérative doit aussi faire preuve de transparence dans la communauté, au sein du Mouvement et auprès des autres institutions publiques avec lesquelles elle transige.

Quant à la responsabilité « sociale », elle élargit la notion de responsabilité personnelle et mutuelle dont les membres doivent faire preuve au sein de leur institution, comme le veut la première valeur de la coopération. Cette responsabilité sociale découle du rôle que les coopératives jouent dans la société, de leur mission fondamentale, qui est de contribuer à l’amélioration des conditions économiques et sociales des humains par l’entraide et la coopération. Un tel rôle social suppose une prise en compte du bien-être des personnes au sein de la communauté, ce qui débouche sur l’altruisme.