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L’approche participative : parfaite pour les coops d’habitation !

17 juillet 2018

Lors de l’assemblée générale annuelle de la CQCH, nous avons invité Saleema Hutchinson, de Communagir, pour qu’elle nous offre une formation sur l’engagement et la mobilisation. Sa présentation a été grandement appréciée.

Pourquoi ?

Parce que, pour une fois, la formation ne se basait pas sur des problèmes à résoudre, du type « vous devriez faire plus comme ça pour y parvenir », ou sur des situations idéales dans des coopératives d’habitation, qui nous donnent l’impression d’un rêve inaccessible (exemple : « Nous travaillons tous en comité, jamais de chicanes ! »).

 

Qu’est-ce-que c’est?

L’approche participative consiste à voir la totalité de la réalité, c’est-à-dire ce qui fonctionne bien et ce qui fonctionne moins bien et, pour ce qui ne fonctionne pas, à essayer de trouver des ressources. Les concepteurs de la formation expliquent que, pour résoudre des problèmes mécaniques, il est normal de chercher le problème et d’identifier la solution. Quand il s’agit d’êtres humains, la situation est parfois plus complexe, c’est-à-dire que les paramètres varient tellement qu’entre le moment où vous mettez le doigt sur un problème et celui où vous trouvez une solution, celle-ci ne sera déjà plus d’actualité.

  1. D’abord, il faut déterminer le changement souhaité en s’appuyant sur ce qui fonctionne déjà, sur les résultats, sur les forces et sur les talents des membres. On part du postulat que les ressources se trouvent dans la coopérative d’habitation.
  2. Ensuite, il faut identifier votre noyau de forces et de réussites à partir des succès passés de votre coop et vous projeter dans des rêves et des désirs dont l’accomplissement vous attire. Vous concentrer sur ce qui fonctionne donne plus d’énergie et permet d’aller plus loin. Et, accessoirement, de résoudre ce qui ne marche pas.
  3. Enfin, il faut intégrer le maximum de membres dans le démarrage du changement en suscitant des échanges et en favorisant la collaboration. Vous éviterez ainsi la résistance au changement qui se manifeste quand un petit groupe prend une décision pour un grand groupe sans que celui-ci n’ait été consulté.

Cette méthode a plus de chances de fonctionner dans une coopérative d’habitation, car sa réussite repose sur la participation et la coopération.

Les démarches, pas à pas…

  • Définition : nous voulons plus de quoi ?

Cette première étape est la base de tout. Cela peut être plus d’entraide ou plus de logements (dans le cadre d’un achat).

  • Découverte : ce que nous cherchons à explorer existe déjà ; nous cherchons les ressources présentes dans les expériences passées.

Les membres de la coop pourraient être invités à parler de choses qu’ils ont accomplies dans le passé, des histoires à succès.

  • Rêver (vision) : en se basant sur les expériences positives du passé, les membres commencent à rêver des possibles pour l’avenir.

Les membres peuvent se réunir et créer leur vision en chants, en poèmes, en dessins…

  • Design (conception) : définir avec les parties prenantes ce qu’il faut pour mettre en œuvre notre vision. Il faudra déterminer les parties prenantes, les leviers de changement et les actions concrètes.
  • Déploiement : choisir les actions concrètes pour avancer.

Cette méthode est utilisée depuis 30 ans dans des microgroupes, comme des écoles, des municipalités, des familles, et même chez des individus, mais aussi dans de gigantesques entreprises, comme Philips, qui cherchent à augmenter leur rendement. Elle va à l’encontre de l’adage« Problème identifié, problème à moitié résolu ». Elle s’appuie sur les forces de tous pour que les faiblesses prennent moins d’importance.

par Bettina Cerisier Conseillère en communication et politique

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